Pétition de 2006 (Rappel d'événements)

 

PETITION EN FAVEUR DU PERSONNEL VACATAIRE DE LA BIBLIOTHEQUE INTER-UNIVERSITAIRE DES LANGUES ET CIVILISATIONS ORIENTALES (BIULO)

-Paris, 20/12/2006-

 

 

 

A l’usage du personnel vacataire de la BIULO

et destiné à la directrice de la BIULO, au conseil d’Administration de Paris 3

 

La renommée de la prestigieuse bibliothèque des Langues Orientales, aux nombreuses, riches et uniques collections, n’est plus à faire.

Celle-ci a été constituée au fils des décennies par les acquisitions et donations de professionnels, de personnes passionnées et érudites en tout genre, de professeurs, etc. Par ailleurs, les différents fonds de langue ont été alimentés par des spécialistes de la langue et de la culture du domaine qu’ils couvrent, spécialistes qui enrichissent chacun leur fonds grâce à leurs compétences et à la formation qu’ils ont reçue aux outils propres à la bibliothéconomie. Ce sont le plus souvent des passionnés qui, de par leur travail, participent à la formation des étudiants et contribuent à la recherche en général.

 

La BIULO est composée de plusieurs fonds de langues dont une vingtaine est enrichie par des vacataires, les autres étant traités par des personnes titulaires. Ces vacataires se trouvent depuis longtemps dans une situation précaire, puisque pour un travail qui nécessite les compétences spécifiques d’un spécialiste de la langue et de la civilisation propres à un pays, leur statut consiste à des vacations hebdomadaires stipulées dans un contrat de travail annuel, renouvelable chaque année (et en général renouvelé). Ainsi, pour 10 heures hebdomadaires, le vacataire reçoit un salaire d’environ 310 euros nets par mois (selon l’ancienneté).

Outre ce maigre salaire, sous le prétexte seul de leur statut de vacataire, ces derniers constatent une absence totale de reconnaissance de leur dévouement et de leur travail ainsi qu’un fréquent manque de respect (par des paroles de type « les petites vacataires… »).

 

Pour compenser leur salaire particulièrement bas, il avait été décidé il y a cinq ans de donner aux vacataires, en plus de leurs congés légaux, les heures de fermeture de la bibliothèque lors des vacances de Pâques et de Noël.

Or, après avoir été remis en cause, et devant le refus ferme des vacataires de signer leur nouveau contrat les privant de ce maigre avantage (et ce, malgré les formes diverses de pressions et d’intimidation), la direction a du faire machine arrière et concéder cet avantage. Cependant, depuis, la direction s’est enfermé dans un mutisme et rédige de nouveaux contrats plus individualisés avec de nouveaux changements sans qu’aucune explication ne soit donnée directement aux vacataires concernés, et sans qu’aucune discussion et concertation ne puissent être menées.

 

En outre, le premier vacataire qui avait refusé de signer son contrat annuel s’est vu, deux jours plus tard, proposé un nouveau contrat de cinq mois.

 

Enfin, à l’automne 2006 lors d’une réunion de direction, l’idée d’une augmentation conséquente pour les vacataires avait été distillée par la direction. Il n’en fut évidemment pas question. Pis ! L’ancienneté des vacataires n’apparaît plus dans les nouveaux contrats ce qui empêche une revalorisation de leur salaire.

 

 

Nous dénonçons :

 

-         la prise de décisions injustes, incompréhensibles, autoritaires, unilatérales et l’absence totale de dialogue préalable entre la direction et le personnel vacataire, quel qu’il soit.

-         le manque profond de respect et de considération de la part de la Direction à l’égard du personnel de la BIULO et de son travail.

 

Nous exigeons :

 

-         que le dialogue puisse s’établir entre le personnel, quel qu’il soit,et la direction, à plus forte raison dans ce genre de situation, sans que ce dialogue se fasse sous la menace ou une quelconque pression, mais dans la concertation.

-         que des explications claires puissent être fournies à ceux qui légitimement le demandent (concernant notamment le nombre de congés annuels, l’apparition d’une période d’essai dans le nouveau contrat rebaptisé « contrat d’engagement », l’indice nouveau majoré (INM) qui tienne compte de l’ancienneté, et autres ajouts divers…).

-         le rétablissement de son contrat en un contrat annuel, pour le vacataire puni d’avoir refusé de signer son contrat.

 

 

 

Afin que soit réexaminée la situation des vacataires de la BIULO, merci de signer cette pétition. Soutenir cette action, c’est soutenir la recherche et en refuser la précarisation.


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